O Insurgente

Dezembro 1, 2006

Cultura e Estado numa sociedade livre

Filed under: Cultura,Economia,Política,Teoria — André Azevedo Alves @ 01:56

A aL ficou surpreendida com a divulgação n’O Insurgente do aniversário da Casa Fernando Pessoa e escreveu:

Este talvez seja o primeiro passo para o reconhecimento [por aquelas bandas] de que a Cultura é um elemento fundamental no desenvolvimento do indivíduo, e de que o Estado tem algumas responsabilidades na matéria.

O que é curioso é que a minha (presumível) discordância com a aL quanto à segunda parte da frase está directamente relacionada com o reconhecer que “a Cultura é um elemento fundamental no desenvolvimento do indivíduo”. Há várias áreas que, pela sua natureza e importância, devem estar o mais possível livres da intervenção do Estado. A cultura é uma delas. Essa é a principal razão (mais importante ainda do que os aspectos financeiros) pela qual me parece prioritário, por exemplo, extinguir o Ministério da Cultura, uma instituição sinistra e mais própria de um regime totalitário do que de uma sociedade livre.

Em qualquer caso, as discordâncias eventualmente existentes quanto à forma de financiamento de uma instituição em nada impedem que esta realize iniciativas ou trabalhos dignos de serem divulgados (considere-se por exemplo as Universidades públicas). Agir de outra forma seria de um sectarismo injustificável. Tentar que o reconhecimento da utilidade de algumas das actividades promovidas (parcial ou totalmente) com fundos públicos ou do valor de quem as realiza equivalha a uma aceitação implícita da forma de financiamento prevalecente é profundamente falacioso. Acusar quem se opõe à subsidiação estatal de uma determinada actividade de ser contra a realização dessa actividade continua a ser, infelizmente, uma falácia amplamente divulgada.

Leitura complementar: Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas – IV. Théâtres, Beaux-Arts. Por Frédéric Bastiat.

L’État doit-il subventionner les arts?

Il y a certes beaucoup à dire Pour et Contre.

En faveur du système des subventions, on peut dire que les arts élargissent, élèvent et poétisent l’âme d’une nation, qu’ils l’arrachent à des préoccupations matérielles, lui donnent le sentiment du beau, et réagissent ainsi favorablement sur ses manières, ses coutumes, ses mœurs et même sur son industrie. On peut se demander où en serait la musique en France, sans le Théâtre-Italien et le Conservatoire; l’art dramatique, sans le Théâtre-Français; la peinture et la sculpture, sans nos collections et nos musées. On peut aller plus loin et se demander si, sans la centralisation et par conséquent la subvention des beaux-arts, ce goût exquis se serait développé, qui est le noble apanage du travail français et impose ses produits à l’univers entier. En présence de tels résultats, ne serait-ce pas une haute imprudence que de renoncer à cette modique cotisation de tous les citoyens qui, en définitive, réalise, au milieu de l’Europe, leur supériorité et leur gloire?

À ces raisons et bien d’autres, dont je ne conteste pas la force, on peut en opposer de non moins puissantes. Il y a d’abord, pourrait-on dire, une question de justice distributive. Le droit du législateur va-t-il jusqu’à ébrécher le salaire de l’artisan pour constituer un supplément de profits à l’artiste? M. Lamartine disait: « Si vous supprimez la subvention d’un théâtre, où vous arrêterez-vous dans cette voie, et ne serez-vous pas logiquement entraînés à supprimer vos Facultés, vos Musées, vos Instituts, vos Bibliothèques? » On pourrait répondre: « Si vous voulez subventionner tout ce qui est bon et utile, où vous arrêterez-vous dans cette voie, et ne serez-vous pas entraînés logiquement à constituer une liste civile à l’agriculture, à l’industrie, au commerce, à la bienfaisance, à l’instruction? » Ensuite, est-il certain que les subventions favorisent le progrès de l’art? C’est une question qui est loin d’être résolue, et nous voyons de nos yeux que les théâtres qui prospèrent sont ceux qui vivent de leur propre vie. Enfin, s’élevant à des considérations plus hautes, on peut faire observer que les besoins et les désirs naissent les uns des autres et s’élèvent dans des régions de plus en plus épurées [4], à mesure que la richesse publique permet de les satisfaire; que le gouvernement n’a point à se mêler de cette correspondance, puisque, dans un état donné de la fortune actuelle, il ne saurait stimuler, par l’impôt, les industries de luxe sans froisser les industries de nécessité, intervertissant ainsi la marche naturelle de la civilisation. On peut faire observer que ces déplacements artificiels des besoins, des goûts, du travail et de la population, placent les peuples dans une situation précaire et dangereuse, qui n’a plus de base solide.

Voilà quelques-unes des raisons qu’allèguent les adversaires de l’intervention de l’État, en ce qui concerne l’ordre dans lequel les citoyens croient devoir satisfaire leurs besoins et leurs désirs, et par conséquent diriger leur activité. Je suis de ceux, je l’avoue, qui pensent que le choix, l’impulsion doit venir d’en bas, non d’en haut, des citoyens, non du législateur; et la doctrine contraire me semble conduire à l’anéantissement de la liberté et de la dignité humaines.

Mais, par une déduction aussi fausse qu’injuste, sait-on de quoi on accuse les économistes? c’est, quand nous repoussons la subvention, de repousser la chose même qu’il s’agit de subventionner, et d’être les ennemis de tous les genres d’activité, parce que nous voulons que ces activités, d’une part soient libres, et de l’autre cherchent en elles-mêmes leur propre récompense. Ainsi, demandons-nous que l’État n’intervienne pas, par l’impôt, dans les matières religieuses? nous sommes des athées. Demandons-nous que l’État n’intervienne pas, par l’impôt, dans l’éducation? nous haïssons les lumières. Disons-nous que l’État ne doit pas donner, par l’impôt, une valeur factice au sol, à tel ordre d’industrie? nous sommes les ennemis de la propriété et du travail. Pensons-nous que l’État ne doit pas subventionner les artistes? nous sommes des barbares qui jugeons les arts inutiles.

Je proteste ici de toutes mes forces contre ces déductions.

Loin que nous entretenions l’absurde pensée d’anéantir la religion, l’éducation, la propriété, le travail et les arts quand nous demandons que l’État protège le libre développement de tous ces ordres d’activité humaine, sans les soudoyer aux dépens les uns des autres, nous croyons au contraire que toutes ces forces vives de la société se développeraient harmonieusement sous l’influence de la liberté, qu’aucune d’elles ne deviendrait, comme nous le voyons aujourd’hui, une source de troubles, d’abus, de tyrannie et de désordre.

Nos adversaires croient qu’une activité qui n’est ni soudoyée ni réglementée est une activité anéantie. Nous croyons le contraire. Leur foi est dans le législateur, non dans l’humanité. La nôtre est dans l’humanité, non dans le législateur. [destaques meus]

3 Comentários »

  1. “A cultura é uma delas. Essa é a principal razão (mais importante ainda do que os aspectos financeiros) pela qual me parece prioritário, por exemplo, extinguir o Ministério da Cultura, uma instituição sinistra e mais própria de um regime totalitário do que de uma sociedade livre.”

    “Acusar quem se opõe à subsidiação estatal de uma determinada actividade de ser contra a realização dessa actividade continua a ser, infelizmente, uma falácia amplamente divulgada.”

    Obrigado. Com estes dois parágrafos resumiu quase tudo o que penso sobre a Cultura.

    Comentário por ricardo — Dezembro 1, 2006 @ 10:04

  2. Quero ser eu a pagar aquilo que quero ver e ler. Quero ser eu a decidir. Não quero, acima de tudo, pagar para outros verem o que eles querem.

    Se um artista incompreendido achar a sua arte essencial para a sobrevivência do mundo, trabalhe de graça ou faça por encontrar os iluminados que o compreendam.

    Por último: a cultura é mesmo importante para “o desenvolvimento do indivíduo”. Mas não são três ou quatro gatos pingados que hão-de saber qual é a boa cultura para mim.

    Comentário por Andreu Vallès — Dezembro 1, 2006 @ 23:34

  3. [...] Acusar quem se opõe à subsidiação estatal de uma determinada actividade … [...]

    Pingback por Cortar a Direito :: Estado ou não? :: February :: 2007 — Fevereiro 27, 2007 @ 08:53


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